L’air – diagramme psychrométrique

En s’appuyant, sur le diagramme de l’air humide (diagramme psychrométrique), il est possible d’obtenir pratiquement toutes les informations nécessaires pour un bilan.

Les deux paramètres à reporter sur le diagramme de l’air humide sont la température, l’humidité relative, s’y ajoute  le débit pour calculer la puissance ou le poids pour une consommation.

Ces diagrammes étant souvent proposés à 1013 mbars, les mesures doivent être effectuées à une pression proche de la pression atmosphérique et donc à proximité des entrées et sorties d’air.

Le diagramme de l’air humide est souvent donné pour des plages de températures comprises entre – 10 et +55°C. Vous en trouverez facilement sur internet.

Mais dans les process agroalimentaires, les températures sont souvent plus élevées.  Les diagrammes sont plus difficiles à trouver,  un exemple de diagramme de l’air humide allant à 260°c est imprimable sur le site NZFIST.

Ces diagrammes ont de nombreuses applications: définir le niveau d’enthalpie, le poids d’eau, le point de rosée,  …  et permet de comprendre et quantifier un bon nombre de phénomènes dont les problématiques liées au traitement de l’humidité.

Quelques explications sur l’exploitation du diagramme de l’air humide

diagramme de l'air humide - diagramme psychrométrique

 Par exemples:

 > pour un point A ,  à partir de:

  • la température (température du bulbe sec)
  • l’humidité relative (Hr %)  ou la température du bulbe humide,

les informations pouvant être récupérées:

  • son niveau d’enthalpie
  • sa teneur en eau
  • son volume spécifique (facteur de correction lors de la mesure de débit)
  • la température de rosée

 > si le point A correspond à l’entrée d’air d’un sécheur et le point B à l’extraction:

  • la différence en teneur d’eau permettra de définir la quantité d’eau extraite
  • la différence d’enthalpie permettra de définir l’énergie consommée

 

 

Remarques sur les flux non canalisés:

La mesure de débit est un point clé pour les calculs.

Si les flux ne sont pas canalisés, il peut être compliqué de déterminer le débit. Une première approche permettra d’estimer le poids de ce flux dans le bilan. Souvent, ces flux ont un impact faible dans le bilan, il ne sera peut-être pas nécessaire de pousser plus loin.

L’une des problématiques concernant ces flux d’air non canalisés est l’apport en  chaleur et en humidité au niveau  des bâtiments. Point qu’il faut traiter par des extracteurs ou des CTA, eux-mêmes gros consommateurs d’énergie.

La solution: travailler sur l’étanchéité des équipements ou installer des hottes pour canaliser ces flux

 

 

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