L’AUDIT ENERGETIQUE

Démarrer une démarche d’efficacité énergétique

sans s’appuyer sur un audit énergétique

c’est prendre le risque de mettre ses forces au mauvais endroit.strategie energetique: visualiser les flux suite à un audit énergétique

 

Connaître ses installations et son niveau de maîtrise est le point de départ pour:

  • gérer l’adéquation entre la fourniture de l’énergie et les besoins du process
  • identifier les opportunités d’amélioration et d’économie
  • définir les points clés pour gérer efficacement les consommations d’énergie.

 

 

L’audit énergétique:

Pour les entreprises de plus de 250 personnes ou dont le C.A. > 50 M€ ou   le bilan dépasse 43 M€, l’audit énergétique est obligatoire tous les 4 ans. (suite à une directive européenne 2012/27/UE, Décret n° 2014-1393 du 24 novembre 2014).  Les entreprises certifiées ISO 50001 – (Management de l’énergie) en sont dispensées.

Si l’entreprise n’est pas soumise à cette obligation, l’audit peut être subventionné jusqu’à 50% par l’ADEME. Certaines CCI dans le cadre de partenariat proposent également des pré-diagnostics gratuits pour les entreprises dont la facture énergétique est inférieure à 50 k€/an.

L’audit énergétique comporte les éléments suivants:

  • un bilan des consommations  annuelles avec une évolution sur 3 ou 5 ans (à partir des factures)
  • une répartition de ces consommations par point ou familles (réalisée à partir du recueil de données terrains et documents fournis)
  • un point sur le management de l’énergie
  • des indicateurs de performance (plus ou moins bien pondérés)
  • des préconisations d’amélioration de l’efficacité énergétique.

 Des éléments complémentaires pas toujours présents:

  • les potentiels énergétiques au niveau de l’énergie fatale (énergie perdue au niveau des cheminées, des tours de refroidissement, mais aussi dans l’eau qui part au caniveau)
  • un comparatif par rapport aux meilleures techniques disponibles
  • un synoptique: un schéma de synthèse, représentant les installations et les principaux réseaux de fluides, partant des énergies achetées et faisant apparaître les utilités, les principaux points ou familles de consommation, les systèmes de récupération, les pertes (et le tout avec les puissances et les consommations).

1- L’énergie fatale:

Cette énergie rejetée par les installations est souvent perdue. De nos jours, elle peut être récupérée et réutilisée. Pour être pertinente et exploitable, l’analyse doit être effectuée équipement par équipement. Il faut penser à ces sources comme des sources chaudes , mais potentiellement aussi comme une source froide. Pour définir si une source est exploitable, 3 critères doivent être pris en considération: le débit, sa température et le temps (temps de fonctionnement et disponibilité au moment où vous en avez besoin, à moins que vous n’envisagiez de la stocker). Un autre conseil: privilégier un usage local (sur l’équipement, puis sur la ligne et en dernier au niveau du site)

2- Le comparatif aux meilleures techniques disponibles:

Là aussi, un balayage plus systématique et documenté peut être appréciable.

Je vous conseille fortement d’aller voir le travail accompli par l’ADEME sur ce sujet. Pour chaque type d’équipements vous allez trouver « des conseils pour agir » comprenant un schéma ainsi qu’une check-list.

Ils ont classé les installations dans 4 familles, (cliquez sur le type d’équipements qui vous intéresse pour accéder directement au site):

 > utilités industrielles ( air comprimé, froid industriel, vapeur chaufferie, pompage)

>  les procédés (le séchage, les fours, la récupération et la valorisation de la chaleur)

>  conditionnement d’ambiance (le chauffage, la ventilation et extraction, climatisation et conditionnement d’ambiance)

> équipements électriques (l’éclairage, les moteurs électriques, les transformateurs de distribution)

Des informations sont également disponible dans le BREF  Industries agroalimentaires et laitières (affinez votre recherche grâce au sommaire: p19 à 39).

A tout hasard, le lien au site, vous êtes peut-être concernés et vous y trouverez un résumé technique téléchargeable dans les « Documents BREF »

3- Synoptique:

Tout simplement, parce qu’ « un  schéma vaut mieux qu’un long discours » … que vous n’exploiterez pas.

 

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